Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle regarde les Lakers quand elle n’arrive pas à dormir. Elle voulait savoir qui était le nouveau.
Je lui ai dit ce que j’avais lu chez BasketNews. Lawson Lovering, 23 ans. Quatre années d’université, Colorado puis Utah. Pas drafté en 2025. La G League de Memphis, un contrat de 10 jours en février, deux matchs avec les Grizzlies, 7,5 rebonds de moyenne. Un Exhibit 10 cet été, coupé fin septembre. Et maintenant un contrat two-way avec Los Angeles.
Elle m’a demandé ce qu’en disait le coach. Je lui ai lu la réponse de JJ Redick, interrogé sur ce qu’il savait de lui : « Je sais qu’il s’appelle Lawson Lovering. »
Let me tell you, ça m’a ramené en 2000. J’arrive à Charleroi avec un sac et un contrat d’un an. Le premier soir, dans la salle avec les lignes de badminton, le président me serre la main et me dit mon prénom. C’est tout ce qu’il savait. Il l’avait écrit sur un papier. Je ne lui en ai jamais voulu. On a appris le reste au box-out, le mardi suivant.
Ma mère a écouté. Puis elle a posé la question qu’elle pose toujours. Est-ce qu’il défend ?
J’ai dit que je ne savais pas. Que son meilleur match, c’était contre le Jazz, le 20 février, onze points et onze rebonds en trente-deux minutes. Et que les rebonds, c’est déjà un peu de défense. Ici, on dirait « pas mal ».
Darnell, ton papier avec le prénom, on l’a encore dans la farde du club ? Il faudrait le mettre au panneau.
Ma mère a réfléchi. Elle a dit que le coach connaît son nom, que tout le reste s’apprend à l’entraînement, et que moi aussi, à vingt-quatre ans, on ne savait de moi que ça.
Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.







