Les Lakers ont signé Lawson Lovering, un contrat two-way. J’ai lu le mot deux fois. Two-way, à double sens. Chez nous, à double sens, c’est la rue devant la salle, et le minibus qui doit faire marche arrière quand le camion de la friterie est garé devant.
Ce garçon a un parcours qu’on lit comme un horaire de train. Quatre ans d’université entre Colorado et Utah. Pas drafté en 2025. La G League de Memphis, un contrat de 10 jours en février, deux matchs avec les Grizzlies, un Exhibit 10 avant cette saison, coupé fin septembre. Et maintenant Los Angeles. Je vois le calendrier et je ne dors pas.
Puis on a demandé à JJ Redick ce qu’il savait de lui. Il a répondu, à BasketNews : « Je sais qu’il s’appelle Lawson Lovering. »
Eh bien moi, je trouve que c’est un bon début, hein. Chez nous, quand quelqu’un arrive, on écrit son nom au bic sur le panneau de la buvette, avec une punaise. On ne sait rien d’autre. Le reste, on l’apprend en rangeant les chaises avec lui après le premier match. C’est là qu’on voit les gens. Pas dans un dossier.
Moi, en 2000, on connaissait mon nom et la taille de mon sac. Le sac a tenu.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Ils ont une salle immense et un entraîneur qui connaît le nom. Moi, j’ai un panneau en liège et je connais le nom de tout le monde, y compris celui qui ferme. Je leur souhaite que quelqu’un lui montre où sont les chaises.
Bon. J’ai encore le panneau à punaiser et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




