Minnesota a battu Toronto dimanche, au Target Center, et Rudy Gobert a donné à la presse le plus beau texte de speaker de la semaine. Je le traduis, d’après Eurohoops : « Mon rôle est le même. Mon rôle est d’être qui je suis, d’être le meilleur au monde dans ce que je fais. Et puis, en attaque, juste dominer, dominer, dominer à ma manière, avec mes courses, mes écrans, mon rebond offensif. »
Dominer, dominer, dominer. Tu entends ? Ça, c’est pas une réponse de conférence de presse. C’est une montée de jingle. Moi, samedi, je te fais ça comme ça. Noir. Enfin, la moitié du noir, le concierge garde l’autre. Les deux projecteurs de la fancy-fair. [jingle] « Mesdames et messieurs, dames en heren, quatre fois meilleur défenseur de l’année, trois fois All-Star, mille et quatre matchs en NBA, le numéro qui court, qui fait l’écran, qui prend le rebond offensif… » Blanc de deux secondes. « Rudy ! » Et la salle fait « dominer » trois fois, en rythme. Faites du bruit.
Il a aussi parlé de son vestiaire, qui chambre beaucoup. « Ant et quelques autres gars, sans les nommer, ils se lancent en parlant un peu, donc je pense que c’est une bonne chose tant qu’on assume derrière », a-t-il dit. Sans les nommer, après en avoir nommé un. Ça, c’est du métier. Moi aussi, je dis « nos invités ce soir » et tout le monde sait qui c’est.
Il a ajouté qu’il fallait « juste parler assez ». Parler assez, c’est ma définition du temps mort. Trente secondes de moi, pas une de plus.
Trente secondes. Je chronomètre, Dimitri.
Les Timberwolves sont invaincus et jouent lundi à Cleveland, au Rocket Arena. Je ne sais pas quelle sono ils ont là-bas. La mienne a un avis. Elle a refusé le troisième « dominer ». Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.







