Minnesota a battu Toronto dimanche, et Rudy Gobert a parlé de son vestiaire. Un vestiaire qui chambre, d’après Eurohoops, et qui s’est fait une réputation en peu de temps. « On ne veut pas être une équipe qui parle trop. Je pense que les paroles ne coûtent rien, mais il faut juste parler assez », a-t-il dit.
Les paroles ne coûtent rien. Ça, je le savais. Chez nous, la buvette après un match gagné, c’est trois heures de paroles et deux jetons de café, hein. Si les paroles coûtaient, on aurait un nouveau minibus. Mais on a un minibus, et il démarre, alors je ne me plains pas.
Il a ajouté : « Ant et quelques autres gars, sans les nommer, ils se lancent en parlant un peu, donc je pense que c’est une bonne chose tant qu’on assume derrière. » Assumer derrière. Moi, j’ai un bénévole qui parle beaucoup le vendredi et qui assume le samedi à neuf heures, avec la table pliante et le thermos. C’est le meilleur de mes bénévoles. Je ne dis pas son nom non plus.
Sur son rôle, il n’a rien changé, a-t-il dit : être le meilleur au monde dans ce qu’il fait, avec ses courses, ses écrans et ses rebonds offensifs. Quatorze saisons, plus de mille matchs, et toujours à la recherche d’un premier titre. Je le comprends. Presque vingt ans de présidence, et moi j’attends toujours que quelqu’un d’autre range les chaises. On a chacun notre bague qui n’arrive pas.
Chantal, les écrans, c’est ce que personne ne voit. Comme toi.
Lundi, ils jouent à Cleveland. Je leur souhaite un vestiaire bavard et quelqu’un qui ferme derrière eux. Moi, j’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




