Minnesota a battu Toronto dimanche, au Target Center. Victoire dominante, dit Eurohoops. Les Timberwolves sont invaincus. Lundi, Cleveland, au Rocket Arena.
Après le match, on a demandé à Rudy Gobert s’il avait changé son jeu pour l’effectif actuel. Il a dit non. « Mon rôle est le même. Mon rôle est d’être qui je suis, d’être le meilleur au monde dans ce que je fais. Et puis, en attaque, juste dominer, dominer, dominer à ma manière, avec mes courses, mes écrans, mon rebond offensif », a-t-il déclaré, selon Eurohoops.
J’ai lu ça avec ma farde ouverte. Trois fois dominer. Sur une feuille, on n’écrit pas trois fois la même chose. On écrit une fois, et on met la minute. Mais je respecte la répétition. Un joueur qui dit trois fois la même chose, c’est un joueur qui sait ce qu’il fait. Chez nous, c’est plutôt le coach qui répète trois fois, et c’est le nom du joueur qu’il veut sortir.
Il a aussi parlé du groupe, qui parle beaucoup. « On ne veut pas être une équipe qui parle trop. Je pense que les paroles ne coûtent rien, mais il faut juste parler assez », a-t-il dit. Parler assez. Je n’ai pas de colonne pour ça. Pour parler trop, j’en ai une, elle s’appelle technique.
Les chiffres, eux, rentrent tout seuls. 34 ans, 14 saisons, 1 004 apparitions, quatre fois meilleur défenseur de l’année, trois fois All-Star. Douze rebonds et trois dixièmes par match, je ne sais pas noter trois dixièmes à la main, mais je comprends l’idée.
Trois fois dominer, Martine, c’est pas une répétition, c’est un refrain.
Je note. Rôle : inchangé. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.




