Paris a battu Boulazac nonante à septante-cinq. Boulazac menait à la pause, Paris a pris le dernier quart vingt-huit à seize, Tyson Etienne a fini à vingt-six points. Tout ça, c’est du basket, ça se présente.
Mais il y a eu la mi-temps. Selon Antoine Eïto, le président David Kahn est venu s’excuser pour ses propos polémiques, et l’incident est clos. Des excuses. À la pause. Je ne sais pas comment ça s’est passé là-bas. Mais je sais comment je l’aurais fait.
Moi, samedi, à huit heures et demie, je l’aurais fait comme ça. Le noir, ou la moitié du noir, parce que le concierge. Deux projecteurs de la fancy-fair. « Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment. » Deux secondes de blanc. « L’incident est… » [jingle] « …clos ! » Et la sono qui part trop tôt, parce qu’elle a un avis.
Alexandre Ménard, lui, a dit : « On n’en voulait pas spécialement à Paris. Ces propos, c’était surtout de la maladresse, et maintenant il faut faire place au basket. » Faire place au basket, c’est exactement ce que je dis au neveu du président quand il reste dans son costume de dinosaure au milieu du terrain après le temps mort.
Les excuses n’ont pas arrêté le chrono. Je note.
Et Eïto a fini la soirée en conférence de presse, avec le sourire, treize points et sept passes. Lui, il a eu sa sortie, avec un micro devant lui. Les excuses, elles, on les connaît par ce qu’il en a raconté. Un moment pareil, chez nous, ça aurait eu le noir et un jingle. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.







