Paris a battu Boulazac nonante à septante-cinq, à l’Adidas Arena. Mi-temps : quarante-quatre, quarante et un pour Boulazac. Trentième minute : soixante-deux, cinquante-neuf. Dernier quart : vingt-huit, seize pour Paris. Je note.
Ce qui m’intéresse, c’est la mi-temps. Selon Antoine Eïto, le président parisien David Kahn est venu s’excuser pour ses propos polémiques. Pendant la pause. Chez nous, la pause, c’est quinze minutes, une jatte de café que je touche enfin et le coach qui vient vérifier ses fautes d’équipe. Personne ne vient s’excuser à la table. Ce n’est pas prévu. Il n’y a pas de case.
Eïto a dit que l’incident est clos. Clos, je connais. C’est quand les deux capitaines ont signé, et après, plus personne ne revient dessus.
En conférence de presse, il a ajouté autre chose, selon BeBasket : « On sait qui on est, il n’y a pas de problème. Comme je dis, on joue à neuf, il n’y a pas de regrets à avoir ». Neuf. Un chiffre. Ça, ça rentre dans ma colonne. Boulazac a joué sans Patrick Beverley, dont l’absence a été connue peu avant le match.
L’entraîneur Alexandre Ménard a parlé de maladresse et a dit qu’il faut faire place au basket. Je suis d’accord avec la seconde moitié. La première, je ne l’écris pas : je n’ai pas la ligne.
Des excuses à la mi-temps, hein. Chez nous on aurait au moins offert un café.
Excuses à la mi-temps, hors feuille. Dernier quart, vingt-huit, seize. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




