Boulazac a perdu nonante à septante-cinq à Paris, à l’Adidas Arena. Ils menaient à la mi-temps, ils étaient encore à trois points à la trentième minute, et Paris a pris le dernier quart vingt-huit à seize. Tyson Etienne a mis vingt-six points pour Paris.
Moi, j’ai retenu une phrase d’Antoine Eïto, rapportée par BeBasket : « On sait qui on est, il n’y a pas de problème. Comme je dis, on joue à neuf, il n’y a pas de regrets à avoir ». À neuf. Patrick Beverley n’était pas là, on l’a su peu avant le match, et l’entraîneur Alexandre Ménard a parlé d’un manque de rotations sur les lignes arrières.
Neuf, je connais. Notre minibus a neuf places, chauffeur compris. Chaque samedi de déplacement, je compte sur le parking du hall, et le chiffre qui m’empêche de dormir, c’est le dixième. Le dixième, il vient avec sa mère, en voiture, et il arrive à l’échauffement. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : je sais ce que ça fait de partir à neuf dans une grande salle, hein.
Il y avait aussi, selon Eïto, un président parisien venu s’excuser à la mi-temps pour des propos polémiques, incident clos. Un président qui descend à la pause, je respecte. La pause, c’est le moment où je vérifie la caisse de la buvette.
En 2000, on partait à huit. Le neuvième, c’était le chauffeur, et il savait faire un box-out.
Boulazac reçoit Le Mans la semaine prochaine, au Palio. Moi, il drache, et j’ai encore le minibus à garer et la clé de la salle à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




