Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. C’est elle qui avait lu l’article avant moi. Anthony Edwards, des Timberwolves, a prévenu la NBA : les adversaires ne doivent s’attendre à aucun traitement amical cette saison. Quand les Wolves arrivent en ville, tout le monde doit être sur ses gardes. C’était dans BasketNews.
Elle m’a demandé ce que j’en pensais. J’ai pensé à 2000.
Let me tell you : quand je suis arrivé à Charleroi, avec un sac et un contrat d’un an, j’ai voulu faire pareil. Premier match, salle avec des lignes de badminton, j’ai dit au pivot d’en face qu’il n’aurait pas un rebond. Il m’a souri. Après le match, il m’a payé un café à la buvette et m’a expliqué comment on dit septante. On a joué l’un contre l’autre six saisons. Il a pris pas mal de rebonds.
Edwards a aussi dit que son équipe, cette saison, c’était « a bunch of boys », une bande de gars, et il a encouragé les supporters à prendre leur abonnement de saison : ceux qui manquent un match passent à côté de quelque chose. Ça, ma mère a aimé. Elle a eu un abonnement pendant vingt ans, dans notre lycée.
Puis je lui ai raconté LeBron James. Dans le podcast Mind the Game, Steve Nash lui a demandé ce qu’il pensait de la pub Adidas d’Edwards. « D’abord, je n’ai pas regardé la pub », a-t-il répondu. Ma mère a ri. Elle ne regarde jamais les pubs non plus. Elle va remplir la bouilloire.
Alors je lui ai posé la question. Une équipe qui annonce qu’elle ne sera l’amie de personne, c’est une bonne nouvelle ?
Elle a réfléchi. Elle a dit : « Ne pas être amis, ça se dit en octobre. Défendre, ça se fait en avril. Rappelle-moi en avril. »
Les fundamentals, c’est ça aussi. Je l’ai noté sur le frigo, pour mes U10. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.







