Anthony Edwards a fait la publicité des abonnements de saison des Timberwolves. Lui-même, avec sa bouche. Il a décrit son équipe comme une bande de copains, puis il a dit, selon BasketNews : « Ouais, prenez vos abonnements. Ça va chauffer cette année. » Ceux qui manquent un match passent à côté de quelque chose.
J’ai lu ça à la buvette, entre deux jetons, et j’ai posé mon bic.
Chez nous, l’abonnement, c’est moi qui le vends. Au comptoir, avec la carte à poinçonner et la photocopie du calendrier. Jamais un joueur ne m’a aidée. Ils sont gentils, hein, mais après le match ils veulent leur douche, et la douche tiède, c’est déjà un combat avec le chauffage. Lui, il fait le travail de la caissière, du speaker et du comité en une phrase. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente.
Il a aussi dit que les adversaires ne doivent attendre aucun traitement amical. Quand les Wolves arrivent en ville, tout le monde doit être sur ses gardes. Chez nous, quand l’équipe d’Andenne arrive, on lui prépare la jatte de café et on lui montre le vestiaire du fond, celui qui a de l’eau chaude. Pas par amitié. Parce que la semaine d’après, c’est nous qui allons chez eux en minibus, et qu’il démarre, mais pas toujours au premier coup.
En 2000, on m’a donné le vestiaire du fond. J’ai cru que c’était un honneur.
Et puis il y a cette histoire de chaussures. LeBron James a dit qu’il n’avait pas regardé la pub d’Edwards pour Adidas. Moi, ma friterie a des exigences, mais elle ne m’a jamais demandé de ne pas regarder le garage d’à côté.
Je lui souhaite de remplir sa salle. Je lui souhaite surtout quelqu’un pour ranger les chaises après. Moi, j’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




