Anthony Edwards a dit que quand les Wolves arrivent en ville, toutes les équipes doivent être sur leurs gardes. Je l’ai lu dans BasketNews et j’ai entendu une entrée. Pas une phrase. Une entrée.
Alors je l’ai faite. Samedi, huit heures et demie, au micro, avant nos invités ce soir.
« Mesdames et messieurs, dames en heren. Éteignez les lumières. » [jingle] Le concierge éteint la moitié des néons. L’autre moitié, c’est le règlement de la commune. Les deux projecteurs de la fancy-fair balaient les tribunes télescopiques. « Ce soir, personne n’est votre copain. Quand ils arrivent en ville, soyez sur vos gardes. » Blanc de deux secondes. « Faites du bruit pour nos invités ! »
La sono a lâché un larsen. Cent trente personnes ont applaudi poliment. Il drachait. Le capitaine d’en face m’a fait un signe de la main, gentil, en passant devant la table.
C’est ça le problème. Edwards a aussi décrit son équipe de cette saison comme « a bunch of boys », et il a dit aux supporters de prendre leur abonnement : ceux qui ratent un match passent à côté de quelque chose. Ça, c’est un speaker. Il fait mon boulot, sans jingle, sans projecteur.
Même LeBron James a fait un moment, à sa façon. Steve Nash lui a demandé, dans le podcast Mind the Game, ce qu’il pensait de la pub Adidas d’Edwards. « D’abord, je n’ai pas regardé la pub », a-t-il dit. Une phrase, pas de musique. J’aurais mis un roulement de batterie avant le « d’abord ».
Ton entrée a duré quatre minutes. J’ai arrêté le chrono à la deuxième.
Après le match, on a offert le café à nos invités, comme chaque samedi. L’avertissement a tenu jusqu’à la buvette. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




