Anthony Edwards a lancé un avertissement à la NBA avant la saison. Je l’ai lu dans BasketNews, le 15 octobre, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Les adversaires des Timberwolves ne doivent s’attendre à aucun traitement amical. Quand les Wolves arrivent en ville, toutes les équipes doivent être sur leurs gardes. C’est ce qu’il a dit.
Je note. Mais je ne sais pas où.
Ma feuille a six colonnes. Points, fautes, temps morts, le reste. L’amitié n’y est pas. Elle n’y a jamais été. Chez nous, avant le match, les deux capitaines signent la feuille, ils se serrent la main au-dessus de ma table, et après, plus personne ne revient dessus. Qu’ils s’aiment ou pas, ça ne change pas une ligne. La sirène sonne pareil.
Il a aussi décrit son équipe comme une bande de copains, et il a encouragé les supporters à prendre un abonnement de saison. Ceux qui manquent un match passent à côté de quelque chose, a-t-il dit. Ça, je l’enregistre. Moi, je n’en ai pas manqué un depuis 2014.
L’autre partie de l’article concerne une publicité. Edwards, chez Adidas depuis son arrivée en NBA en 2020, y faisait la promotion de sa chaussure, la Anthony Edwards 3. Dans le podcast Mind the Game, Steve Nash a demandé à LeBron James ce qu’il en pensait. « D’abord, je n’ai pas regardé la pub », a-t-il répondu. Il ne regarde rien qui vient des trois bandes.
Je le comprends. Chez nous, il y a des panneaux autour du terrain, la friterie, le garage, l’assureur. Je ne les ai jamais regardés non plus. Je regarde le chrono.
Toi, tu ne les regardes pas, mais moi je les ai vendus, hein.
Ce n’est pas mon rayon. Le chrono ne discute pas. Moi non plus. Amitié entre les équipes : néant, c’est marqué. Ballon à la table.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




