Le Fenerbahçe engage Dwight Powell. Libéré par Dallas, présaison encore jouée avec les Mavericks, à Macao, contre Houston, le 11 octobre. Et moi je lis ça et je pense une seule chose : qui va le présenter ?
Parce qu’un CV pareil, ça mérite trente secondes de micro. Je te la fais, comme un samedi à huit heures et demie.
Noir. Enfin, la moitié du noir, le concierge garde ses néons. [jingle] « Mesdames et messieurs, dames en heren. Né à Toronto. Passé par Stanford. Choisi en quarante-cinquième position de la draft 2014, par Charlotte, qui avait cédé ses droits à Cleveland. Passé par Boston. Arrivé à Dallas avec Rajon Rondo. Sept cent soixante-huit matches NBA. Une finale NBA en 2024. Les Jeux de Paris avec le Canada. Au poste de pivot… » Blanc de deux secondes. « Dwight… Powell ! »
Là, normalement, la salle se lève. Chez nous, la sono a un avis, et à « Charlotte qui avait cédé ses droits à Cleveland », elle aurait coupé. C’est le problème des parcours NBA : il faut un temps mort entier rien que pour la draft.
Et il ne sera pas seul sur la ligne. L’Euroleague recense déjà trois pivots à Istanbul : Chris Silva, Marcus Bingham, Sertaç Şanlı. Quatre présentations pour un même poste. Moi j’aurais fait un medley.
Quatre pivots, quatre noms. Je veux l’orthographe avant le jingle.
Au calendrier, le Fenerbahçe reçoit Baskonia le 5 novembre. Après deux défaites cette semaine, à Valence puis au Real. Je dis ça, je dis rien : moi, le jour où on le présente à la maison, je garde la version courte.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket Europe.







