Le Fenerbahçe engage Dwight Powell. Libéré par Dallas. Je note.
J’ai lu ça dans Basket Europe, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Le 11 octobre, il jouait encore la présaison avec les Mavericks, contre Houston, à Macao. Maintenant, c’est le Fenerbahçe. Chez nous, un joueur qui change de club, c’est une licence, un formulaire, et le secrétaire qui le dépose un mardi. Là-bas, c’est Macao puis Istanbul. La feuille ne demande pas d’où on vient. Elle demande un numéro.
Je regarde surtout la colonne. 768 matches NBA. 6,5 points, 4,2 rebonds de moyenne. La saison dernière, 14 minutes, 64,4 % au tir. Six tirs sur dix, presque sept. Chez nous, avec ça, on vous fait signer la feuille en premier, par politesse.
À Istanbul, l’Euroleague recense déjà trois pivots : Chris Silva, Marcus Bingham et Sertaç Şanlı. Ça fait quatre. Quatre pivots, c’est quatre noms à écrire juste, et Şanlı, avec sa cédille, je l’aurais vérifié deux fois. Le coach, Sarunas Jasikevicius, a perdu cette semaine à Valence, 86-78, puis au Real, 95-76. Je ne fais pas de lien. Je note les scores, septante-huit et septante-six, c’est marqué.
Le calendrier est sur la feuille suivante : Baskonia le 5 novembre, Paris le 11, l’ASVEL le 17. Trois matches, trois feuilles.
Quatre pivots, Martine. Moi j’en ai un, et c’est lui qui porte les tables.
Je laisse un blanc dans la colonne des minutes. Personne ne sait encore. Powell, numéro à confirmer. Chrono arrêté, ballon à la table.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket Europe.




