Le Fenerbahçe engage Dwight Powell, libéré par les Dallas Mavericks. Je l’ai lu sur le GSM, entre deux jetons de buvette, et j’ai d’abord compté. Pas des sous, il n’y a pas de montant, et je ne cite pas ce que je n’ai pas. J’ai compté les pivots.
Chris Silva, Marcus Bingham, Sertaç Şanlı. Et maintenant Powell. Quatre. Chez nous, un pivot, c’est celui qui sait attraper le panier réglable sans l’échelle, et on n’en a jamais eu deux la même saison. Quatre pivots, chez nous, c’est le minibus complet avant même d’avoir pris un meneur, hein.
Et il était où, ce garçon, à l’automne ? À Macao. Le 11 octobre, il jouait encore la présaison avec Dallas contre Houston, là-bas. Et maintenant, Istanbul. Moi, Ciney-Andenne, je trouve que c’est un déplacement. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : je vois le calendrier et je ne dors pas. Le Fenerbahçe reçoit Baskonia le 5 novembre, va à Paris le 11, reçoit l’ASVEL le 17. Chez nous, trois matches en novembre, c’est la saison entière, hein.
On n’a pas tout lu ce qu’il avait fait, mais l’article le dit : 768 matches NBA, une finale en 2024, les Jeux de Paris avec le Canada. Un garçon qui a vu tout ça et qui recommence dans un nouveau vestiaire, ça me touche. Je me demande qui, là-bas, a la clé.
Chantal, quatre pivots, c’est quatre présentations dans le noir. J’ai deux projecteurs.
Je souhaite au Fenerbahçe que quelqu’un lui montre la buvette le premier soir. Moi, il fait caillant, et j’ai encore les chaises du badminton à ranger.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket Europe.




