Joe Mazzulla a pris les Boston Celtics et il les a emmenés à The Citadel, une académie militaire en Caroline du Sud. Pas Boston, pas une salle. Une académie. Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment.
Et ce coach-là, il a de la mise en scène. Il a déjà mis des sons de guerre pendant les séances, pour placer ses joueurs dans des situations inhabituelles. Des sons de guerre. Moi, il y a trois samedis, j’ai demandé le noir complet pour la présentation du cinq. Le concierge a éteint la moitié des néons. L’autre moitié, c’est son avis.
Alors je refais l’arrivée, comme je l’aurais faite : le noir, deux projecteurs de la fancy-fair braqués sur la porte du car. [jingle : tambour, coupé au deuxième coup]. Les Boston… Celtics ! Faites du bruit. Et derrière, un coach qui a dit : « Le leadership militaire est mon modèle préféré. » Ça, c’est une phrase de speaker. Je la prends.
Sauf que voilà. Il l’a dit lui-même, c’est pour passer du temps ensemble, avec beaucoup de nouveaux joueurs. Prendre du recul. Un camp pour se parler. Le recul, au micro, ça ne se présente pas. Il n’y a pas de jingle pour le recul.
Les sons de guerre, je ne les note pas. Ils ne sont pas dans une colonne.
Moi, mes situations inhabituelles, c’est la sono qui décide. Samedi, elle a lancé le jingle de mi-temps pendant les lancers francs. Personne n’a bronché. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.







