Les Celtics sont partis en Caroline du Sud, dans une académie militaire qui s’appelle The Citadel. Joe Mazzulla, leur coach, veut souder un groupe que Brad Stevens a beaucoup changé pendant l’été. Il l’a dit simplement : « Nous voulions prendre un peu de recul, partir ailleurs et passer du temps ensemble dans un environnement différent. » Je comprends très bien, hein.
Chez nous, l’environnement différent, c’est le minibus. On a un minibus, et il démarre. Le déplacement à Andenne, c’est notre académie : quarante minutes, neuf joueurs, le vieux qui veut la place devant et le jeune qui met sa musique. À l’arrivée, ils se connaissent. Pas toujours en bien, mais ils se connaissent.
Leur groupe, d’après ce que j’ai lu, mélange des jeunes, des vétérans, des champions NBA et des joueurs qui cherchent encore leur première bague. Le nôtre aussi mélange. Des jeunes, des vétérans, et des gens qui cherchent encore leur clé de vestiaire. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente.
Mazzulla dit que les Celtics n’avaient plus organisé quelque chose de pareil depuis dix ans. Dix ans, c’est la dernière fois qu’on a fait le souper du club avec le badminton. Ça a soudé aussi. Personne n’a voulu recommencer.
En 2000, mon intégration, c’était ranger les chaises avec le président. Ça a marché.
Je leur souhaite un bon camp, et surtout quelqu’un là-bas pour rendre la clé du dortoir. Une académie, quelqu’un la ferme aussi le soir. Moi, j’ai encore le minibus à garer.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




