Les Boston Celtics poursuivent leur training camp à The Citadel, une académie militaire en Caroline du Sud. Premier match de présaison le 8 octobre. Je note.
C’est le cinquième camp de Joe Mazzulla à la tête de l’équipe. Les quatre premiers, à Boston. Le cinquième, chez les militaires. Il a dit, selon Basket USA : « Le leadership militaire est mon modèle préféré. » Je n’ai pas de modèle préféré. J’ai une feuille à six colonnes.
Selon Basket USA, il s’agit de souder un effectif profondément remanié. Mazzulla l’a dit lui-même : « Nous avons beaucoup de nouveaux joueurs. » Chez nous aussi, en septembre, il y a des nouveaux. On ne va pas à l’académie. On les inscrit sur la feuille, nom correctement orthographié, et je corrige le numéro quand il change en octobre.
Il a aussi déjà utilisé le spikeball et des sons de guerre pendant les séances. Je regarde ma sirène. Elle fait un seul son. Depuis des années, il suffit à mettre dix joueurs dans une situation inhabituelle : arrêter de parler.
Une académie militaire, ça commence par l’appel, à l’heure. Ça, je connais. Le samedi à huit heures et demie, la feuille est signée par les deux capitaines, et après, plus personne ne revient dessus. Pas besoin de Caroline du Sud pour ça. Il faut un bic à quatre couleurs.
Des sons de guerre à l’entraînement. Moi, on me refuse le noir complet.
Il veut « une vision mentale commune de ce que représente la réussite ». La nôtre tient sur une ligne. Effectif présent, appel fait, chrono à zéro. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




