Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère, en Indiana. C’est elle qui avait la nouvelle. Les Celtics sont partis dans une académie militaire, The Citadel, en Caroline du Sud. Elle voulait savoir si en Belgique on faisait ça.
J’ai réfléchi. Let me tell you : en 2000, mon training camp, c’était une salle avec des lignes de badminton, un chauffage qui avait ses humeurs et un président qui m’a montré où étaient les ballons. Pas de militaires. Il y avait le concierge. Ça revenait un peu au même pour l’heure de fermeture.
Je lui ai lu ce qu’avait dit Joe Mazzulla, d’après Basket USA : « Au bout du compte, nous devons rapidement parvenir à une vision mentale commune de ce que représente la réussite pour cette équipe et de la manière dont chaque joueur peut y contribuer. » Elle a demandé de répéter. J’ai répété.
Je lui ai expliqué que l’effectif avait été beaucoup changé par Brad Stevens, qu’il y avait des jeunes, des vétérans, des champions et des joueurs qui cherchent encore leur première bague. Que Mazzulla dit qu’ils n’avaient plus rien fait de pareil depuis dix ans. Qu’il avait déjà utilisé du spikeball et des sons de guerre aux séances.
Elle a demandé : et le box-out, ils le travaillent, à l’académie ? Je n’ai pas su répondre. Ce n’est pas dans l’article.
Ici, avec mes U10 du dimanche matin, la vision commune, on l’a en une phrase : on revient en défense. Ils se connaissent parce qu’ils reviennent ensemble. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Une académie, c’est bien. Mais qui leur fait le café, hein.
J’ai dit à ma mère que c’était peut-être une bonne idée, de partir ailleurs pour se parler. Elle a dit qu’en Indiana, pour se parler, on ferme la télé. Elle a raison. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




