Écoute ça. Sani Bečirovič, ex-directeur sportif du Panathinaïkos, aujourd’hui au Zénith, explique à Arena Sport qu’un agent lui a proposé Jean Montero pendant sa première saison à Athènes. Montero jouait en Espagne. Le transfert ne s’est pas fait. Et il le regrette en public : il aurait dû défendre la piste plus fort auprès de l’entraîneur et du président.
Tu sais ce que j’entends, moi, dans cette histoire ? Une présentation qui n’a jamais eu lieu. Trente secondes de micro perdues dans la nature. Alors je la fais, là, maintenant, comme un samedi à huit heures et demie.
Le concierge éteint la moitié des néons. Les deux projecteurs de la fancy-fair s’allument. [jingle] « Mesdames et messieurs, dames en heren, à la mène, le numéro que vous n’avez jamais vu ici… » Blanc de deux secondes. « Jeeean Montero ! » [jingle, la sono hésite]
Voilà. Elle existe, maintenant.
Parce que le reste, le gars l’a fait sans moi. Andorre, puis Valence, champion d’Espagne en 2025-2026. Rising Star de l’EuroLeague, meilleur cinq, quatorze points quatre et quatre passes huit de moyenne. Et en juillet 2026, trois saisons à l’Olympiakos. Lui, il a eu sa présentation. Ailleurs.
Bečirovič l’a dit lui-même : « 3 ans plus tard, alors qu’il a déjà prouvé sa qualité, il est très facile d’en parler. » C’est vrai. Moi aussi, je trouve toujours le bon jingle le lundi.
Un joueur qui n’a pas signé n’entre pas dans le noir. Il n’entre pas du tout.
Le Panathinaïkos a gagné l’EuroLeague en 2024 quand même. Le jingle, je le garde. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.







