Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle m’a demandé ce qu’il y avait de neuf en Europe. Je lui ai parlé de Sani Bečirovič.
Il a été directeur sportif du Panathinaïkos, il est maintenant au Zénith Saint-Pétersbourg. À Arena Sport, il a raconté qu’un agent lui avait proposé Jean Montero, qui jouait en Espagne, pendant sa première saison à Athènes. Le club voulait retrouver ses jours de gloire, il lui fallait des résultats tout de suite. Le transfert ne s’est pas fait. Et il a dit : « Peut-être que je n’avais pas le courage d’être plus insistant pour le transférer. »
Ma mère a demandé ce que Montero était devenu. Andorre, puis Valence. Champion d’Espagne en 2025-2026, Rising Star et meilleur cinq de l’EuroLeague. Et en juillet 2026, trois saisons à l’Olympiakos, le grand rival. Elle a dit « oh ». En Indiana, « oh », c’est beaucoup.
Let me tell you, moi aussi, en 2000, quelqu’un a dû me proposer à quelqu’un. Un sac, un contrat d’un an, une salle avec des lignes de badminton à Charleroi. Je ne sais toujours pas qui a insisté. Peut-être personne. Je suis resté un quart de siècle quand même.
J’ai ajouté que le Panathinaïkos avait gagné l’EuroLeague en 2024, sans lui. Que Bečirovič disait lui-même qu’trois ans plus tard, c’est facile d’en parler. Là-bas, on appelle ça du hindsight. Ici, on appelle ça la buvette du lundi.
Moi, j’insiste tous les ans. Le chauffage ne m’écoute pas non plus.
Ma mère a réfléchi. Puis elle m’a demandé si quelqu’un, au moins, avait demandé au joueur. Je lui ai dit que le noyau n’en parlait pas. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




