Sani Bečirovič, qui travaille maintenant au Zénith Saint-Pétersbourg, a raconté à Arena Sport l’histoire d’un joueur qu’il n’a pas fait venir au Panathinaïkos. Un agent lui propose Jean Montero, qui joue alors en Espagne. Ça n’aboutit pas. Et il le dit lui-même : « Peut-être que ni l’entraîneur ni moi n’avions le courage de convaincre Giannakopoulos qu’il était un joueur de l’avenir, quelqu’un sur qui nous devions investir. »
J’ai lu ça derrière le comptoir de la buvette et j’ai eu un petit pincement. Convaincre le président. Chez nous, le président, c’est moi. Le directeur sportif aussi, et la comptable, et celle qui conduit le minibus. Quand il faut se convaincre d’un joueur, je fais la réunion toute seule, à la buvette, entre deux jetons. Ça dure le temps d’un café. Personne ne vote contre, hein.
Bon. Lui avait un club qui voulait retrouver ses jours de gloire et des résultats tout de suite. Moi, j’ai un chauffage qui veut des résultats tout de suite aussi, et je ne le convaincs jamais.
Le Panathinaïkos a gagné l’EuroLeague en 2024. Montero est passé par Andorre et Valence, champion d’Espagne, Rising Star de l’EuroLeague, et il a signé trois saisons à l’Olympiakos en juillet 2026. Tout le monde a fini avec quelque chose. Je trouve ça plutôt bien rangé.
Ce que je retiens, c’est qu’il a dit qu’il aurait dû insister. Un dirigeant qui dit ça en public, ça me touche. Moi, je dis ça tous les lundis, mais à ma jatte de café.
Personne n’a insisté pour moi en 2000. Je suis venu quand même, avec un sac.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Et ce soir, j’ai encore les chaises à ranger, sans avoir à convaincre personne de m’aider.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




