Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana, comme tous les dimanches. Elle avait entendu parler du podcast avant moi. Elle écoute plus de basket que moi, maintenant.
Doc Rivers était sur The Bill Simmons Podcast. Il a dit que coacher Giannis Antetokounmpo n’est pas un travail facile. Il a dit qu’il a une grande capacité de passe. Il a dit qu’il n’a qu’une façon de jouer, vers le cercle, en force, et qu’il veut forcer chaque action. Et il a dit une chose qu’il souhaite : qu’il apprenne à mieux exécuter.
Ma mère m’a demandé ce que j’en pensais, moi, le coach des U10 du dimanche matin.
Let me tell you : en 2000, quand je suis arrivé à Charleroi avec mon sac, il n’y avait pas de podcast. Il y avait le minibus, la jatte de café que je ne savais pas encore boire, et une salle avec des lignes de badminton. Ce que les coachs pensaient de leurs joueurs, ils le disaient dans le minibus, et on arrivait à Liège avec ça dans la tête. Personne ne l’écoutait en voiture le lendemain.
J’ai expliqué à ma mère que je ne choisis pas. Un joueur qui va au cercle à chaque action, j’en rêve le dimanche matin : la moitié des miens tirent de loin avant d’avoir regardé le panier. Un coach qui veut qu’on exécute, c’est mon métier, je dis ça trente fois par entraînement. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Ma mère a réfléchi. Puis elle a dit : « Donc il y a un homme qui veut aller au panier à chaque fois, et un homme qui voudrait qu’il fasse parfois autre chose. Et ils parlent du même match. Darnell, ça s’appelle une équipe. »
J’ai dit que oui, mais qu’ici, on ne le dit pas dans un micro. Elle a demandé où on le dit. J’ai dit : à la buvette, et le lundi c’est fini.
Et le mardi, on range les chaises ensemble, hein.
Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.







