Doc Rivers est allé chez Bill Simmons, sur son podcast, et il a parlé de Giannis Antetokounmpo. Il a dit que ce n’est pas un travail facile de le coacher. Il a dit qu’il a une grande capacité de passe, qu’il n’a qu’une façon de jouer, vers le cercle, en force, et qu’il aimerait qu’il apprenne à mieux exécuter.
Moi, j’ai lu ça en faisant la caisse de la buvette, avec les jetons en petits tas. Et j’ai pensé à notre comité.
Chez nous aussi, on parle des joueurs. Tout le temps, hein. Mais on en parle sur le coin de la buvette, le samedi soir, entre le thermos et la boîte à jetons, et le lendemain c’est oublié parce que le minibus démarre à huit heures. Un podcast, c’est le coin de la buvette avec un micro dessus et le monde entier assis au comptoir. Ça, chez nous, ça ne tiendrait même pas dans la salle, et pourtant on a le badminton à côté.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Je sais ce que c’est, un joueur qui veut aller au panier à chaque fois. Ce n’est pas un défaut, c’est une envie. Le coach qui voudrait autre chose, je connais aussi. Les deux ont souvent raison en même temps, et c’est pour ça qu’on a inventé les entraînements du mardi.
Le mardi, au moins, personne n’enregistre.
Ce que je retiens, c’est que là-bas, une conversation de buvette se réécoute. Chez nous, elle se range avec les chaises. Je trouve ça plus reposant pour tout le monde, le coach compris.
Bon. Il fait caillant, les tribunes télescopiques ne veulent pas se replier, et j’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




