Fenerbahçe a battu Mersin, septante et un, septante-neuf, en Supercoupe d’Europe. C’est marqué. Emma Meesseman, 14 points, 8 rebonds, 7 assists. Julie Allemand sur la même feuille. Deux Cats dans la même colonne d’équipe, je n’ai rien à corriger.
J’ai lu ça chez Sporza, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Mersin menait 21-19 après le premier quart-temps. Ensuite la défense de Fenerbahçe, 32-38 plus tard, puis jusqu’à 21 points d’avance au quatrième quart-temps. Mersin est revenu à 6. Je ne m’indigne pas, je note : un écart, ça se réduit, et la sirène finit quand même par sonner.
Ce qui m’a fait poser le bic, c’est la ligne d’après. Première fois MVP de la Supercoupe. Troisième Supercoupe avec Fenerbahçe, sept EuroLeague, et cette case-là restait blanche. Chez moi, une case blanche, c’est une feuille non signée. On la regarde, on cherche le capitaine, on attend. Elle a attendu trois Supercoupes. Moi, depuis 2014, j’attends qu’un parent tienne les vingt-quatre secondes sans lever la tête.
Il y a aussi une colonne où rien n’a été écrit : pas de médaille à la Coupe du monde avec les Cats. Je ne la remplis pas pour elle. Une feuille ne se refait pas.
Une case de plus, chez nous, c’est un clou de plus au mur de la buvette, hein.
Supercoupe d’Europe, MVP, Meesseman. Case cochée, bic bleu.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.





