Je l’ai vu sur Sporza et j’ai pris le micro de la cuisine. Parce qu’une première fois, ça se présente. Même quand c’est la troisième Supercoupe. Surtout.
Je refais. Le noir. Enfin, la moitié du noir, le concierge a ses principes. Les deux projecteurs de la fancy-fair. [jingle]
« Mesdames et messieurs, dames en heren. Supercoupe d’Europe. Fenerbahçe bat Mersin, septante et un, septante-neuf. Dans l’équipe, une Cat : Julie Allemand. Et maintenant, avec quatorze points, huit rebonds, sept assists, MVP pour la première fois de sa carrière… »
Le blanc de deux secondes. C’est là que tout se joue.
« … Emma Meesseman ! »
Faites du bruit. Sept EuroLeague, dont la dernière avec Fenerbahçe, et personne ne lui avait encore fait ce blanc-là en Supercoupe. Moi, ce blanc, je le fais à notre ailier pour un et un en deuxième landelijke. Le bruit est le même.
Je te raconte aussi la soirée, parce que le speaker suit le score. Mersin devant, vingt et un, dix-neuf après un quart. Puis la défense. Puis vingt et un points d’avance au quatrième, et Mersin qui revient à six. À six, normalement, je relance la sono. Elle avait un avis : elle a joué la face B.
Une défense solide d’abord, le trophée après. Ma mère aurait commencé par là.
À la Coupe du monde, pas de médaille avec les Cats. Pas d’annonce, donc. Celle-ci, je l’ai faite deux fois, à voix basse la deuxième. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.


