Les Lakers ont battu les Warriors cent vingt-sept, cent cinq. Match d’ouverture, un mercredi. Luka Doncic termine à vingt-huit points, Yaxel Lendeborg, rookie, à douze. Je note.
Ce qui m’intéresse, c’est la colonne des fautes. Lendeborg en a pris quatre en défendant sur Doncic. Plus une technique, pour avoir dit quelques gros mots, d’après ce qu’il a déclaré lui-même. Il a aussi déclaré avoir répété à Doncic, pendant tout le match, qu’il était nul et qu’il ne savait pas marquer sur lui. Ça, ça ne rentre dans aucune colonne. Chez nous non plus. La feuille enregistre ce que l’arbitre siffle, pas ce qu’on se dit au deuxième quart-temps.
Après, il y a eu la conversation. Lendeborg a parlé de simulations et de courses vers les arbitres. Doncic a dit qu’il essayait de ne pas répondre cette saison, pour éviter les techniques. Steve Kerr a estimé que trois des fautes de son joueur n’en seraient probablement pas dans une autre ligue au monde, et que la technique sans technique en face était « un peu ridicule », a-t-il dit selon BasketNews.
Trois fautes qui n’en seraient pas ailleurs. Je comprends l’idée. Mais je ne tiens pas la feuille ailleurs. Je la tiens là où on joue. Cinq fautes, c’est cinq. Là-bas ils en donnent six, et le rookie en avait encore deux en réserve.
Doncic a aussi mis un tir de mi-terrain au buzzer avant la pause. Fin d’une série à dix-sept, quatre. Soixante-six, cinquante-deux. La sirène a sonné. Après, c’est de la conversation.
Ligne de feuille : quatre fautes, une technique, trois qui n’en seraient probablement pas ailleurs, selon le coach. Ailleurs n’a pas de colonne. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.





