Deux matchs à trente points ou plus dans ses sept premières sorties. Avant lui, chez les Warriors, Wilt Chamberlain et Rick Barry. Et le dernier rookie de la franchise à marquer plus que ses trente-sept points contre les Clippers, c’était Stephen Curry, quarante-deux, en avril 2010.
Ça, chez moi, c’est une présentation à trois noms. Je vois la scène. Le concierge éteint la moitié des néons, il garde l’autre moitié parce qu’il garde toujours l’autre moitié. Les deux projecteurs de la fancy-fair sur la ligne de fond.
« Mesdames et messieurs, dames en heren. Il rejoint les légendes. Numéro un : Wilt… Chamberlain. Numéro deux : Rick… Barry. Et ce soir, trente-sept points, rookie, le troisième nom. » [jingle] Blanc de deux secondes. « Yaxel… Lendeborg ! »
Voilà ce que ça mérite. La ligue la plus riche du monde a un rookie qui rejoint deux légendes. Moi, j’ai deux projecteurs de la fancy-fair et un concierge, et je l’aurais déjà fait entrer dans le noir.
Le plus beau, c’est que lui-même a coupé son propre moment. Son banc voulait quarante, il a forcé. Il l’a dit : « Nous avons failli perdre à cause de ça. La prochaine fois, je resterai dans le rythme du match. » Un rookie qui refuse la fin du jingle. J’en ai rarement entendu.
Trente-sept, c’est marqué. Les trois points qui manquent n’ont pas de colonne.
Steve Kerr a dit : « Cela change tout concernant son potentiel. » Au micro, on ne dit pas potentiel, on dit un nom.
Samedi, ma sono a refusé le jingle, il drachait, cent personnes au lieu de cent cinquante. Je l’ai fait à la voix. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.







