Contre les Lakers, Yaxel Lendeborg a fini avec 6 points et 6 fautes. Il a parlé du « pire match de sa vie ». Six fautes en NBA, c’est la limite. Chez nous ce serait une de trop, mais je ne commente pas les règlements des autres, je les note.
Quarante-huit heures plus tard, contre les Clippers, il en met trente-sept. Treize sur dix-neuf, six sur onze à trois points, trente-trois minutes. Dix-neuf points à la mi-temps déjà. Curry et Green étaient au repos, première soirée d’un back-to-back. Golden State a marqué cent vingt-quatre points. J’ai lu tout ça dans Basket USA, la farde ouverte sur la table de la cuisine, par habitude.
Ce qui m’intéresse, c’est la fin. Son banc voulait quarante. Il a forcé plusieurs tirs. Il l’a dit lui-même : « De’Anthony Melton m’a dit qu’il allait me donner le ballon pour aller chercher les 40 points et j’ai fini par céder à la pression. Nous avons failli perdre à cause de ça. La prochaine fois, je resterai dans le rythme du match. »
Un joueur qui revient sur ses propres tirs, à voix haute, je n’en ai pas beaucoup dans ma colonne. D’habitude, c’est le coach qui revient sur quelque chose, et au moment où il prend une technique.
Quarante points pour faire plaisir au banc, hein. Chez nous, le banc demande surtout qu’on ferme la buvette à l’heure.
Chez nous, une feuille signée par les deux capitaines, plus personne ne revient dessus. Lui revient sur ses tirs de fin de match. Il a raison de le faire avec des mots, pas à la table.
Je note : trente-sept, six passes, quatre rebonds, deux ballons perdus. Quarante, non marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




