Dimanche, après le dîner, j’ai appelé l’Indiana. Ma mère avait vu la finale WNBA. Les Valkyries championnes, Gabby Williams trente points dans le Game 7. Elle voulait en parler. Moi, je voulais lui parler du lendemain.
Un rookie des Warriors, Yaxel Lendeborg, était dans la salle pour ce Game 7. Le lendemain, contre les Clippers, il a marqué trente-sept points. Treize sur dix-neuf. Et il a expliqué, à Basket USA, ce qu’il avait vu la veille : « On aurait dit Stephen Curry […] Elle a mis trois tirs à 3-points consécutifs et cela m’a donné de l’énergie. J’avais l’impression d’être dans le match avec elle. »
Let me tell you, en 2000, je suis arrivé à Charleroi avec un sac et je n’avais personne à regarder la veille. La salle avait des lignes de badminton. J’ai regardé les lignes. Ça m’a donné de l’énergie aussi, mais différemment.
Ma mère m’a demandé ce qu’il avait fait deux jours avant. J’ai dit : six points, six fautes, contre les Lakers. Il avait parlé du pire match de sa vie. Puis il a vu une joueuse mettre trois tirs à trois points d’affilée, et il est revenu.
Elle a demandé si quelqu’un avait défendu. J’ai dit que je ne savais pas, que le papier parlait de ses tirs. Et qu’à la fin, son banc voulait quarante, et qu’il a forcé, et qu’il a dit lui-même que la prochaine fois il resterait dans le rythme du match.
Il est allé voir les dames gagner avant de jouer. Ça, c’est un garçon qui sait d’où vient l’énergie, hein.
Mes U10 du dimanche regardent les vidéos des garçons. Je vais leur montrer celle des Valkyries. Les fundamentals, c’est ça aussi : regarder la bonne personne.
Ma mère a dit qu’elle l’avait toujours dit, que la finale était le meilleur match de la semaine. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




