Les Bulls ont perdu à Boston, vendredi, au TD Garden. Deuxième défaite de plus de 35 points en peu de temps, après Toronto. Les Celtics avaient pris le large après un quart-temps. Jusqu’à 32 points d’avance dans le deuxième. Payton Pritchard, Jayson Tatum et Paul George ont fait 74 points à trois. Je note.
Caleb Wilson, lui, en a mis 23. Rookie, vingt ans, natif d’Atlanta. Après le match, il a dit ceci, à Basket USA : « C’est mon rôle d’être un leader dans cette équipe, et tout doit commencer par moi. Je sais que je porte une part de responsabilité dans notre mauvais début de match, que je sois le plus jeune joueur de l’équipe ou non. J’assume cette responsabilité, et ça ne se reproduira plus. »
Chez nous, le mauvais début de match, il a une minute. Il est sur la feuille, en bas à gauche, avec le score à la fin du premier quart. Personne ne vient le revendiquer à la table. D’habitude, on vient me demander de le corriger. Lui, il le prend. C’est la première fois que je vois quelqu’un réclamer une ligne de la feuille au lieu de la contester.
Il a ajouté qu’il était d’accord avec Buddy Hield : il faut « un minimum de fierté et de passion ». Je n’ai pas de colonne pour ça. J’ai six colonnes, et aucune ne s’appelle fierté. La passion, elle se voit au chrono des vingt-quatre, quand le parent qui le tient oublie de le remettre à zéro parce qu’il regarde le jeu.
Un garçon qui dit « ça commence par moi », chez nous, je lui donne la clé de la salle tout de suite, hein.
Je ne suis pas là pour juger des promesses. La feuille ne promet rien. Elle attend le prochain premier quart, et elle l’écrira comme il viendra.
Wilson, 23 points, responsabilité assumée. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.







