L’actu qui tente de loin

Un « et un » vaut une technique à Crowder en Euroleague, Dimitri garde son micro

Contre le Zalgiris Kaunas, Jae Crowder (ASVEL) a reçu une faute technique après avoir crié « And one » en pointant l’arbitre, sur un panier avec contact. Il est aussitôt allé expliquer poliment à l’arbitre qu’il n’avait dit aucune grossièreté et ignorait la règle en Europe.

Dimitri au micro dans un hall communal à moitié éclairé, une main dans la poche, devant un arbitre calme qui tient son sifflet.

Le « et un ». Mon cri. Celui que je pousse au micro le samedi soir, dans notre hall bruxellois, quand notre ailier va au contact et que le ballon rentre quand même. Jae Crowder l’a poussé en Euroleague, contre le Zalgiris, en pointant l’arbitre du doigt. Faute technique. Il dit l’avoir fait d’innombrables fois en NBA sans sanction. Treize saisons, 812 matchs, deux Finales, et c’est en Europe qu’on lui coupe le son.

Je te refais le moment. Comme il aurait dû être.

Les deux projecteurs de la fancy-fair. Le concierge éteint la moitié des néons, il ne fera pas mieux. « Mesdames et messieurs, dames en heren, panier avec contact, le ballon est dedans, et c’est… » Deux secondes de blanc. « …Et uuun ! » [jingle] Faites du bruit.

Voilà. Le cri vient du micro, le doigt reste dans la poche, et monsieur l’arbitre fait son travail tranquille.

Ce qui s’est vraiment passé ce soir-là : un doigt, un cri, un sifflet. Puis Crowder s’est approché de l’arbitre pour lui expliquer poliment qu’il n’avait prononcé aucune grossièreté et qu’il ne savait pas qu’une telle réaction pouvait valoir une technique en Europe. Pas de jingle. Une conversation à deux.

Le cri, je ne le note pas. Le doigt, si.

Martine · la table de marque, personnage fictif

Après le match à Kaunas, il a dit que l’ambiance, bruyante, ne l’avait pas impressionné. « C’est bruyant, mais j’y suis habitué », a-t-il dit à BasketNews. Moi aussi, j’y suis habitué. Le bruit est le même. Il y a juste moins de gens pour l’entendre.

Le « et un », je le garde au micro. Je dis ça, je dis rien.

Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.

Cette dépêche vous a plu ?

Recevoir les dépêches par e-mail

Les dépêches qui valent le détour, par e-mail. Pas de publicité, désinscription en un clic.

Aussi les courriers de nos autres titres :

Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

Les autres angles

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « C est la seule dépêche qui rit du rituel (le cri, le micro, le sifflet) sans juger ni le joueur ni l'arbitre, et que Crowder pourrait partager. A et D tombent, l'une sur un fait inventé, l'autre sur la prise de parti dans un différend. »

ChantalLa Présidente

Corey en 1997-98, Jae cette saison à l’ASVEL : Chantal ressort le panneau de la buvette

Jae Crowder, 36 ans, vit à l'ASVEL sa première saison en Europe après 13 saisons en NBA. Son père, Corey Crowder, avait joué pour le club villeurbannais en 1997-98, et le fils dit vouloir prolonger le nom familial en Europe.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 3/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le panneau de liège est une jolie image, mais « marcher derrière son papa » rapetisse le joueur, Chantal parle du « noyau de la photo » et l'ensemble attendrit plus qu'il ne fait rire.

Lire cet angle →

DarnellL'Américain

Crowder découvre l’Euroleague à 36 ans : la mère de Darnell demande s’il a défendu

Jae Crowder, 36 ans, joue sa première saison en Europe avec l'ASVEL après 13 saisons en NBA. Il juge « irrespectueux envers la culture européenne » les propos de Gilbert Arenas sur les Américains d'Euroleague, et cite son ancien coéquipier Jonas Valanciunas pour le contredire.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef La mère qui demande « est-ce que quelqu'un a défendu ? » fonctionne, mais la dépêche prend le parti de Crowder dans son différend avec Arenas, que ce dernier ne partagerait pas.

Lire cet angle →