Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Je lui ai parlé de Jae Crowder. Treize saisons en NBA, 812 matchs de saison régulière, deux Finales, et à 36 ans, sa première saison en Europe, à l’ASVEL. Elle connaissait le nom. Elle ne savait pas qu’il était parti.
Let me tell you : je suis venu pour un an, en 2000, avec un sac. Son père, Corey Crowder, est venu à l’ASVEL en 1997-98. Le fils a pris le même chemin, avec plus de valises que moi, je suppose, mais ça je ne le sais pas.
Je lui ai expliqué qu’il y a un débat. Gilbert Arenas a dit que les Américains qui n’entrent pas dans les effectifs NBA deviennent les meilleurs joueurs d’Euroleague. Crowder n’est pas d’accord. « Je pense juste que c’est irrespectueux envers la culture européenne, plus encore qu’envers les gars de la NBA », a-t-il dit à BasketNews. Il a cité Jonas Valanciunas, titulaire en NBA pendant de nombreuses saisons. Et il a ajouté : « On ne fait pas peur à quelqu’un qui fait peur. »
Il a aussi pris une technique pour un « et un » crié vers l’arbitre. Là-bas, on appelle ça une habitude. Ici, on appelle ça une technique. Il est allé s’expliquer poliment. J’ai trouvé ça bien, et j’ai trouvé que ça ressemblait à mes premiers mois.
Ta première technique à toi, Darnell, c’était la clé de la salle, que tu ne rendais pas.
Ma mère a écouté tout ça. Puis elle a posé sa question, toujours la même : est-ce que quelqu’un a défendu ?
J’ai dit oui. Lui. Dans la raquette, sur Valanciunas, son ancien coéquipier en NBA. Après une faute, il lui a dit quelques mots. Je ne sais pas lesquels. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Elle a dit : tu vois. Un garçon qui défend sur un ami, il a compris l’Europe plus vite que toi.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



