Le père à l’ASVEL en 1997-98, le fils à l’ASVEL cette saison. Jae Crowder, treize saisons de NBA, deux Finales, et il vient à Villeurbanne marcher derrière son papa. « J’essaie de construire mon propre héritage. Mon père a fait du bon travail pour le nom de notre famille ici en Europe, et j’essaie d’y ajouter », a-t-il dit à BasketNews.
Ça m’a eue, hein. Chez nous, le nom de famille, c’est le panneau de liège à côté de la buvette. Les photos d’équipe, une par saison, avec une punaise, depuis presque vingt ans que je suis présidente. Le père en haut à gauche, jauni par le chauffage. Le fils en bas, sur une photo du WhatsApp que j’ai imprimée à la commune. Et entre les deux, la même chaise de la cafétéria, celle qui boite.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. L’ASVEL a deux Crowder, le père et le fils. Nous, on a deux générations qui savent où est la clé de la salle, et c’est déjà quelque chose.
Il a aussi raconté que la première victoire à domicile contre le Maccabi Tel Aviv lui a montré l’intensité physique du basket européen. Il a pris une technique contre le Zalgiris pour un « et un » crié vers l’arbitre, et il est allé lui expliquer poliment qu’il ne savait pas. On apprend une maison en y vivant. Le père y était en 1997-98 : la photo dit qu’il était là, et c’est tout ce qu’elle dit.
Moi je suis arrivé en 2000, Chantal. Personne n’a mis ma photo à côté de celle de mon père.
Je souhaite à l’ASVEL un panneau assez grand pour les deux. Moi, j’ai encore la punaise à remettre, la photo de 2011 est tombée, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



