Troisième défaite de rang pour les Knicks en présaison, cent quatre à cent vingt-deux contre les Wolves. Et Mike Brown, le coach, sort la phrase : « Pour moi, l’important, c’est davantage le processus que le résultat final en lui-même. » C’est dans Basket USA.
Le processus. Tu m’imagines au micro avec ça ? Samedi, huit heures et demie, les deux projecteurs de la fancy-fair, le concierge qui éteint la moitié des néons. « Mesdames et messieurs, dames en heren… » Blanc de deux secondes. « …le processus ! » [jingle]
Et là, rien. Personne ne se lève pour un processus. J’ai essayé de lui trouver un jingle, à ce mot. J’ai coupé trois morceaux. Aucun ne tombe juste, parce qu’un processus, ça n’a pas de fin, et un jingle, si.
Pourtant, il y avait des moments dans ce match. À la mi-temps, le staff et les joueurs ont regardé les trois dernières minutes de la première période en défense : un 16-7, quatre paniers à trois points encaissés. Revoir trois minutes ensemble, ça, c’est un moment. Moi, je l’aurais fait dans le noir, avec la musique.
Et les cinq titulaires, vingt-deux minutes chacun. Le même temps pour tout le monde. Ça, j’adore : je présente les cinq avec exactement le même blanc avant chaque prénom, et pour une fois, le coach aussi.
Deux matchs contre les Raptors, mercredi et vendredi, puis la reprise le 21 octobre contre les Sixers. Là, il y aura un résultat. Je garde le jingle pour ce soir-là. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.






