Les Knicks ont perdu cent quatre à cent vingt-deux contre les Wolves. Troisième défaite de rang, en présaison. Je l’ai lu dans Basket USA, la farde ouverte sur la table de la cuisine.
Mike Brown a dit : « Pour moi, l’important, c’est davantage le processus que le résultat final en lui-même. » Je respecte. Chez nous aussi, il y a un processus. Il tient dans six colonnes et il finit par un score, que les deux capitaines signent. Après, plus personne ne revient dessus.
Ce qui m’a arrêtée, c’est le temps de jeu. Vingt-deux minutes pour chaque titulaire. Les cinq. Le même chiffre, cinq fois. Je n’ai jamais vu une feuille aussi bien rangée. D’habitude, le temps de jeu, c’est la colonne où le coach écrit ce qu’il pense sans le dire.
Et à la mi-temps, ils ont regardé les trois dernières minutes de la première période. Un 16-7, quatre paniers à trois points encaissés. Ils ont repassé trois minutes pour comprendre trois minutes. Chez nous, la mi-temps, c’est la jatte de café que je n’ai pas touchée avant, et la feuille qu’on relit une fois.
Le coach dit aussi qu’il complique volontairement la tâche de ses joueurs en attaque, qu’il reste très basique pour voir s’ils exécutent sous pression. Je note. Je ne juge pas une intention. La feuille n’a pas de colonne pour ça.
Rebonds, vingt-huit contre trente-neuf. Vingt-cinq pour cent derrière l’arc. Reprise le mercredi 21 octobre contre les Sixers, après deux matchs contre les Raptors.
Présaison, troisième défaite, processus en cours. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.



