Mardi, j’ai appelé ma mère en Indiana. Pas le dimanche, pour une fois : elle avait vu que les Knicks avaient encore perdu. Cent quatre à cent vingt-deux contre les Wolves, troisième défaite de suite en présaison.
Je lui ai lu ce que Mike Brown, leur coach, a dit à Basket USA : l’important, c’est davantage le processus que le résultat final. Et qu’il reste très basique en attaque, exprès, pour voir si ses joueurs exécutent les systèmes sous pression. Il se pose des questions : « Sommes-nous capables d’exécuter nos solutions de repli ? »
Ma mère n’a rien dit pendant un moment. Puis elle a demandé les rebonds.
Vingt-huit contre trente-neuf, j’ai dit.
Let me tell you, en 2000, quand je suis arrivé à Charleroi avec mon sac, mon premier coach m’a fait faire du box-out pendant toute la préparation. Pas une action d’attaque en trois semaines. Une salle avec des lignes de badminton, un chauffage qui avait ses humeurs, et le box-out. Je croyais qu’il me testait. Il me testait. C’est le seul processus que j’ai compris tout de suite.
Le dimanche matin, mes U10 font la même chose. Ils trouvent ça long. Je leur dis que les Knicks aussi ont des vingt-cinq pour cent derrière l’arc certains soirs, et que le ballon qu’on reprend au rebond, c’est un tir de plus.
J’ai expliqué à ma mère qu’ils jouent encore deux fois contre les Raptors, mercredi et vendredi, et que la vraie saison commence le 21 octobre contre les Sixers. Que c’était de la présaison, que ça ne comptait pas.
Elle a dit : « Les rebonds, ça compte toujours. »
Je n’ai rien répondu. Ma mère a toujours raison.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.



