Shane Larkin a rejoint le Fenerbahçe Istanbul cet été, après huit saisons passées à l’Anadolu Efes Istanbul, son grand rival en EuroLeague. Il dit ne jamais avoir pensé qu’il jouerait un jour pour ce club-là.
Larkin avait pourtant signé un contrat de longue durée avec l’Efes, il y a quelques années, et s’attendait à y rester bien plus longtemps. « Vous vous attendez à y rester bien plus longtemps, mais des choses arrivent dans une carrière », a-t-il expliqué à BasketNews. Il ajoute garder beaucoup de respect pour l’Anadolu Efes, malgré la traversée de la ville.
Larkin affirme n’avoir jamais marqué dix points ou plus contre l’Efes depuis huit ans, la seule équipe d’EuroLeague dans ce cas. Il compte bien changer ça le 7 janvier, quand l’Efes recevra le Fenerbahçe.
J’ai appelé ma mère, en Indiana, pour lui raconter ça : un gars change de camp après huit saisons, pour aller jouer chez le rival de toujours, dans la même ville. Elle m’a demandé comment on fait, pour signer un contrat de longue durée et se retrouver, quelques années plus tard, dans la salle d’en face. J’ai essayé de lui expliquer que ça arrive, dans une carrière, même quand on ne s’y attend pas. Elle n’a pas eu l’air convaincue.
Let me tell you : moi, j’ai signé pour un an à Charleroi, en 2000, avec un sac, une salle avec des lignes de badminton et un chauffage qui avait ses humeurs. Un quart de siècle plus tard, je suis toujours du même côté de la ville, dans le même club, avec la même femme. Je n’ai jamais eu à choisir entre deux salles rivales ; j’ai eu à choisir entre rester ou rentrer, et j’ai choisi de rester.
Là-bas, on appelle ça changer de camp. Ici, on appelle ça rester fidèle à sa P1, même quand personne ne nous le demande. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






