J’ai appelé ma mère dimanche soir, après le dîner, en Indiana. Je lui ai dit : les Knicks viennent d’engager un homme dont tout le métier est de regarder un écran et de dire un mot, challenge ou laisse. Elle m’a demandé si le coach ne savait pas regarder tout seul. J’ai dit qu’il regarde, mais qu’il n’a pas le temps pour ça pendant un match. Un poste, un titre, une tablette.
Là-bas, on appelle ça un assistant coach/special situations. Ici, en 2000, à Charleroi, on appelait ça le gars qui criait depuis le banc « il a marché, réponds ! », et le coach répondait tout seul, sans écran. Let me tell you, j’ai connu les deux versions de la même chose : quelqu’un qui décide en deux secondes s’il faut contester ou laisser courir.
Ma mère m’a demandé combien on paie un homme pour dire un mot. J’ai dit que je ne savais pas, mais que ce n’était pas la vraie question. La vraie question, c’est qu’il y a quelqu’un dont le métier est de décider en deux secondes, challenge ou laisse. En 2000, à Charleroi, ce quelqu’un, c’était moi, depuis le banc, sans iPad, sans titre. Le coach me croyait sur parole. Elle a dit : tu vois, t’aurais dû demander un titre.
Ed Flynn, lui, a un vrai parcours de vidéo. Williams College, puis graduate assistant à Miami, puis Charlotte comme stagiaire vidéo, puis La Nouvelle-Orléans depuis 2023, où il est devenu head video coordinator. Tout son chemin tient dans une seule question : est-ce qu’il y a quelque chose à dire, oui ou non, dans les deux secondes.
Le staff des Knicks ne change presque pas : Chris Jent, Rick Brunson, Brendan O’Connor et Darren Erman sont tous annoncés de retour. Une seule case bouge, et c’est celle-là. Ma mère n’a plus rien dit après ça. Elle avait déjà raison avant que je raccroche.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






