Le propriétaire des Phoenix Suns, Mat Ishbia, a dit à CNBC Sports qu’il avait « un peu juste jeté de l’argent sur le problème ». Je l’ai lu à la buvette, entre deux jetons. Je ne sais pas combien, et je ne demande pas : il n’a pas dit de chiffre, je n’en mets pas.
Ce qui m’intéresse, c’est le reste. Il dit qu’à Phoenix il n’y avait pas de culture définie, pas de cap, et qu’un joueur comme Kevin Durant ne mène donc pas forcément au titre. Sa leçon, selon Basket USA : il fallait définir une identité, et il ne l’a pas fait au départ. Maintenant, il s’occupe de chaque décision, du premier au quatorzième joueur.
Kevin Durant a répondu sur X qu’il était resté au top de son niveau à 36 ans. Ishbia a répondu qu’il ne l’accusait pas et lui a souhaité bonne chance à Houston. Durant a ajouté qu’Ishbia devrait le remercier à chaque occasion. Je ne choisis pas, hein. Deux personnes qui se répondent en public, chez nous, on les met chacune à un bout du bar et on leur sert la même chose.
Une culture, chez nous, je sais où elle est. Elle est dans le local derrière la cafétéria, avec les chaises empilées. La culture d’un club, c’est qui reste après la sirène pour replier les tribunes télescopiques, qui se déplient quand elles veulent. On n’a jamais jeté de l’argent sur le problème : on n’en avait pas, alors on a jeté des bénévoles, et ça fait presque vingt ans que ça tient.
Moi je suis arrivé avec un sac. On m’a montré les chaises avant le vestiaire.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Je leur souhaite de trouver leur identité. Je leur conseille de regarder qui ferme la salle. Moi, il est minuit, j’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.






