Anvers a battu Courtrai cent treize, cent six. Deux prolongations. C’est marqué.
Le reste demande une remarque en marge. Fin de première prolongation, Anvers perd la balle dans la toute dernière seconde. Amin Adamu tire de derrière la ligne médiane. Le ballon rentre. Selon les arbitres, le tir est parti une fraction de seconde trop tard. Il a fallu plusieurs minutes de revue vidéo pour le dire.
Chez nous, la fraction de seconde n’existe pas. Le chrono affiche zéro ou il n’affiche pas zéro, et c’est moi qui tiens le bouton, le samedi à huit heures et demie, dans un hall du Pays de Herve où le parquet colle déjà en octobre. Là-bas, ils ont des écrans pour découper la seconde. Une table avec plus d’écrans et le même problème : quelqu’un doit décider à quel moment la sirène a vraiment sonné.
Ils ont décidé. Deuxième prolongation. Anvers a creusé l’écart vite et a fini devant.
Courtrai se sent lésé et fait appel de la décision. Je ne dis pas qui a raison. Je n’ai pas d’avis, j’ai une feuille. Et ma feuille, une fois signée par les deux capitaines, plus personne ne revient dessus. Celle-ci, quelqu’un veut revenir dessus. C’est son droit. Ça arrive.
Je note aussi que l’an dernier, à la Lotto Arena, il avait déjà fallu deux prolongations entre les deux mêmes clubs. Ce soir-là, Elias Lasisi avait fini le match d’un buzzer beater. Un panier à la sirène qui compte, puis un qui ne compte pas. La colonne est la même.
Fin de première prolongation : tir refusé, ballon à la table, appel en cours. Au crayon.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




