Wizards cent onze, Knicks cent neuf. Présaison. AJ Dybantsa, numéro un de la draft, vingt-trois minutes, onze points, cinq sur onze au tir, zéro sur trois de loin. Et quatre interceptions.
J’ai lu ça dans BasketNews, la farde ouverte sur la table de la cuisine. Il a dit qu’il avait toujours su qu’il avait un potentiel défensif. Que c’était juste lui, un peu paresseux à l’université. Qu’au plus haut niveau, pourquoi ne pas jouer avec émotion, avec cœur, et en défense.
Je n’ai pas d’avis sur la personne. J’ai une feuille. Sur ma feuille, il n’y a pas de colonne pour le potentiel. Il y a une colonne pour ce qui s’est passé. À BYU, vingt-cinq points et demi par match, et la colonne des interceptions, personne n’en parlait.
Chez nous, le samedi à huit heures et demie, je ne note pas qui avait envie de défendre. Je note qui a pris le ballon. Le chrono ne discute pas. Moi non plus.
La défense, ça ne se déclare pas à la table. Ça se constate. Quatre fois, ce soir-là.
Quatre interceptions, Martine. Moi, j’aurais lancé le jingle à chaque fois.
Il n’y avait pas de jingle. Il y avait la feuille. Interceptions : quatre. Paresse : pas de colonne. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.







