Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle avait vu passer le nom avant moi : AJ Dybantsa, 19 ans, numéro un de la draft, quatre interceptions avec les Wizards contre les Knicks. Victoire cent onze, cent neuf, en présaison. Onze points, deux rebonds, deux passes, en vingt-trois minutes.
Elle m’a demandé si quelqu’un avait défendu. Pour une fois, j’ai pu répondre oui, et lui donner un nom.
Puis je lui ai lu ce qu’il a dit à BasketNews. Il a toujours su qu’il avait un potentiel défensif, « c’était juste un peu moi qui étais paresseux à l’université », et il voulait apporter un impact défensif à cette équipe. Il a ajouté qu’il en était capable, qu’il était maintenant au plus haut niveau, alors pourquoi ne pas jouer avec émotion, avec cœur, et en défense.
Let me tell you, en 2000, quand je suis arrivé à Charleroi avec un sac, le coach m’a montré la salle, les lignes de badminton, et il m’a dit une seule chose : ici, on recule. J’avais joué en université contre des gars qui sont allés en NBA. Eux sont allés en NBA. Moi, j’ai appris le box-out dans une salle où le chauffage avait ses humeurs, et je l’ai appris parce qu’il faisait froid et qu’il fallait bouger.
À BYU, il marquait vingt-cinq points et demi par match, et on ne le citait pas parmi les grands défenseurs. Ici, à mes U10 du dimanche matin, je demande de reculer avant de leur demander de tirer. Ils trouvent ça injuste. Ils ont peut-être raison, mais on recule quand même.
J’ai expliqué tout ça à ma mère. Que le garçon avait attendu le plus haut niveau pour défendre. Que c’était honnête de le dire, au micro, devant tout le monde. Que moi, j’ai mis vingt ans à apprendre à dire « pas mal », alors un aveu pareil à dix-neuf ans, chapeau.
Elle a réfléchi. Elle m’a demandé à quel âge j’avais commencé à défendre, moi. J’ai dit : à Charleroi, à vingt-trois ans, parce qu’il faisait caillant dans la salle.
Elle a dit : tu vois, lui au moins, il n’a pas eu besoin d’un chauffage en panne.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




