Quatre interceptions. Un numéro un de draft, dix-neuf ans, en présaison, Wizards cent onze, Knicks cent neuf. Et il explique, dans des propos rapportés par BasketNews, qu’il était un peu paresseux en défense à l’université, et que maintenant, au plus haut niveau, pourquoi ne pas jouer avec émotion, avec cœur, et en défense.
Avec émotion. En défense. Tu sais combien de fois on fait du bruit pour une interception, dans une salle ? Jamais. Un dunk, oui. Un trois-points, oui. Une interception, le ballon change de main et tout le monde attend la contre-attaque.
Alors j’ai fait l’exercice. Samedi soir, huit heures et demie, les deux projecteurs de la fancy-fair, le concierge qui éteint la moitié des néons. Je prends le micro.
« Mesdames et messieurs, dames en heren. Le ballon vient de changer de camp. Interception numéro… » Blanc de deux secondes. « …quatre ! » [jingle] « Faites du bruit pour la main qui traîne au bon endroit. »
Voilà. C’est un moment. Il fallait juste quelqu’un pour l’annoncer.
À BYU, vingt-cinq points et demi par match, je suppose que les speakers avaient de quoi faire avec l’attaque. Ce soir-là, onze points, zéro sur trois de loin, et quatre ballons volés. C’est la défense qui avait le micro.
Une interception, chez nous, c’est le ballon qui part sous les tribunes. On le récupère après le match, hein.
La sono, chez nous, n’a pas de jingle pour l’interception. Je l’ai coupé dimanche. Il dure trois secondes. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




