Les Wizards ont battu les Knicks cent onze à cent neuf, en présaison. Le gamin numéro un de la draft, AJ Dybantsa, dix-neuf ans, a fait quatre interceptions. Lui qui n’avait pas la réputation de défendre à l’université.
Il l’a dit lui-même à BasketNews : il a toujours su qu’il avait un potentiel défensif, c’était juste un peu lui, paresseux à l’université. Maintenant qu’il est au plus haut niveau, pourquoi ne pas jouer avec émotion, avec cœur, et en défense.
J’ai lu ça et j’ai pensé à mes bénévoles. Chez nous aussi, il y en a qui ont un potentiel. Le potentiel de ranger les chaises. Ils le savent, hein. Ils attendent juste le bon niveau. Le bon niveau, chez nous, c’est le vin d’honneur du tournoi de Pâques : là, tout le monde se découvre une vocation.
Lui, il avait vingt-cinq points et demi par match à BYU, et il a attendu Washington pour reculer en défense. Je ne juge pas. Je suis présidente. Je sais ce que c’est d’attendre le moment où on a envie.
Il arrive dans une équipe avec Trae Young et Anthony Davis, qui veut faire du bruit dans la Conférence Est. Du bruit, on en fait aussi : le minibus, quand il démarre. Et il démarre.
La paresse n’a pas de colonne. Les interceptions, si. Quatre.
Moi, je souhaite à ces Wizards quelqu’un qui se découvre ce potentiel-là pour les chaises. Ce soir, je n’ai personne. J’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




