Un roast. Un vrai format de spectacle, avec une cible, une salle et des rires prévus. Et selon Zach Lowe, le propriétaire des Kings, Vivek Ranadive, l’a fait à un dîner d’entraînement, devant toute l’équipe et le staff, en listant les façons dont chacun avait échoué. J’ai lu ça et ma première question, c’était : qui a fait l’entrée ?
Parce qu’un roast, ça s’annonce. Je te le refais, version samedi soir, huit heures et demie, concierge prié d’éteindre ses néons :
« Mesdames et messieurs, dames en heren, c’est le moment. Ce soir, pour vous, un dîner. Et au micro… [deux secondes de blanc] … le propriétaire ! [jingle] Faites du bruit. »
Voilà. Là, tout le monde sait ce qui arrive. On rit ensemble, la cible se lève, elle salue. Le concierge, lui, n’aurait éteint que la moitié des néons, et la sono aurait eu un avis, mais au moins on aurait su que c’était un spectacle.
Zach Lowe raconte que certains ont été alarmés, en se disant : « ça ne passe pas comme vous le vouliez ». D’autres ont compris. Selon lui, le propriétaire disait en gros : voilà ce que les gens disent de vous, « prouvez-nous qu’on a tort ». Ça, c’est une phrase de fin de présentation. Je la mets juste avant l’entrée des cinq.
Une entrée à un dîner, ça ne rentre dans aucune colonne.
Moi, tout est dans l’ordre. Un roast sans entrée, c’est un discours. Un discours avec entrée, c’est un moment. Les Kings ont confirmé l’essentiel à Zach Lowe. Le jingle, je le tiens à leur disposition.
Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






