Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. C’est elle qui avait la nouvelle, pour une fois. Elle avait lu que le propriétaire des Sacramento Kings, Vivek Ranadive, avait pris la parole à un dîner d’entraînement, avec toute l’équipe et le staff, et qu’il avait listé les façons dont les joueurs, les coaches et les dirigeants avaient échoué. C’est Zach Lowe qui l’a raconté, et il dit que les Kings lui ont confirmé l’essentiel.
Elle m’a demandé : « Ça se fait, en Belgique ? »
Let me tell you : en 2000, à Charleroi, j’ai eu mon premier repas d’équipe. Une salle avec des lignes de badminton, une table pliante, des pistolets et une jatte de café que je ne savais pas encore boire. Le président s’est levé. J’attendais un discours. Il a dit : « La clé de la salle est sous le paillasson. » Il s’est rassis. Je n’ai jamais été aussi motivé.
Ma mère voulait comprendre la méthode. Je lui ai lu ce que Zach Lowe rapporte : certains étaient alarmés, d’autres pensaient que le propriétaire utilisait le fait que l’équipe soit devenue une « punchline médiatique » pour la motiver. Il ne disait pas penser ça d’eux, il disait ce que disent les gens. « Prouvez-nous qu’on a tort. »
Là-bas, on appelle ça de la motivation. Ici, on appelle ça le lundi à la buvette, et on parle de la défense. Je lui ai dit que la saison dernière, les Kings ont fini quatorzièmes de l’Ouest, vingt-deux victoires, soixante défaites. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Darnell, chez nous, celui qui fait le discours range les chaises après. Ça raccourcit.
Ma mère a réfléchi. Puis elle a posé sa question, celle qu’elle pose à chaque histoire d’équipe : « Et l’addition, c’est qui qui l’a payée ? »
Je ne savais pas. Personne ne le dit. Elle a dit : tu vois.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



