Sacramento a perdu cent seize, cent trois contre les Lakers, mercredi soir. Zach LaVine a marqué vingt et un points en près de vingt-cinq minutes, avec quatre rebonds et une passe. Je l’ai lu dans BasketNews, la farde ouverte, le bic sur la colonne des pertes de balle.
Après le match, il a parlé de l’adversaire. Il a dit que les Lakers avaient de mauvais défenseurs dans leur équipe, « mais nous aussi ». Une phrase, deux équipes. Je ne commente pas les défenseurs. Je n’ai pas de colonne pour ça.
Puis il a dit ceci : « Il faut réduire les balles perdues. J’en ai fait deux stupides, et on a eu aussi quelques actions malheureuses. »
Je note. Dans mon hall du Pays de Herve, le samedi à huit heures et demie, personne ne vient à la table compter ses propres pertes de balle. On vient pour la flèche de possession. On vient pour le temps mort qu’on n’a pas eu. Les balles perdues, c’est moi qui les inscris, et c’est toujours la faute du ballon.
Là-bas, un joueur fait le travail de la table lui-même, après le match. Deux. Il ne dit pas trois, il ne dit pas une. Le chiffre est précis. Je respecte un chiffre précis.
Chez nous, celui qui avoue ses balles perdues, on lui offre un jeton de café, hein.
Je n’offre rien. J’écris. Balles perdues, LaVine : deux, déclarées par l’intéressé. C’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






