Un panier, on le présente. Un « et un », on le crie. Mais une charge provoquée ? Personne ne la présente. Jamais. Et pourtant, dimanche contre Toronto, Luka Doncic en a provoqué trois, avec cinq interceptions en plus. Après le match, il a dit : « Évidemment, je ne suis pas le meilleur défenseur de la NBA, mais je pense que cette année j’ai vraiment fait un pas en avant. »
Un pas en avant. Pour une charge, c’est justement l’inverse : on recule pas, on reste planté. Ça mérite un moment.
Alors voilà ce que je fais samedi, au hall, à huit heures et demie, les deux projecteurs de la fancy-fair braqués sur la ligne de fond : « Mesdames et messieurs, dames en heren… le passage en force provoqué… numéro… » [blanc de deux secondes] « …par la poitrine qui ne bouge pas ! » [jingle] Faites du bruit.
Et mercredi, contre Sacramento, Walker Kessler a fini avec quatre contres et trois interceptions. Quatre contres, c’est quatre jingles. Trois interceptions, j’ai un son de sirène de police que j’ai coupé moi-même, il est prêt depuis 2023.
Une charge provoquée, c’est une faute offensive. Je l’écris dans la colonne de l’attaquant. Elle n’a pas besoin de musique.
Martine a sans doute raison pour la feuille. Mais la défense, c’est la moitié du match, et la sono ne joue que pour l’autre moitié. La ligue la plus riche du monde a des projecteurs pour chaque dunk et rien pour un gars qui encaisse un passage en force. Moi, j’ai deux projecteurs et un concierge qui éteint la moitié des néons.
Je dis ça, je dis rien. Samedi, on essaie.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



