Dimanche, après le dîner, j’ai appelé ma mère en Indiana. Elle avait vu passer le nom de Yaxel Lendeborg, le rookie de Golden State, onzième choix de la Draft. Elle voulait savoir pourquoi un garçon de vingt-quatre ans racontait qu’il avait eu peur.
Je lui ai lu ce qu’il a dit à BasketNews. Il était sur son téléphone, l’assistant Frank Vogel est venu lui dire qu’il défendait sur Luka ce soir. Il a essayé d’avoir l’air cool, « mais j’étais effrayé, mec. C’est fou ». Puis, à leur arrivée, on lui a dit que Doncic ne jouait pas, il prenait la soirée de repos. « Ça a complètement changé ce que j’avais prévu dans ma tête. »
Let me tell you : je connais ça. En 2000, mon premier match à Charleroi, le coach m’a dit dans le vestiaire sur qui je défendais. Un ailier dont tout le monde parlait dans la salle avec les lignes de badminton. J’ai fait l’Américain calme, celui qui a joué en université. Je ne l’étais pas. Je ne l’ai dit à personne pendant vingt-cinq ans. Ma femme l’a appris au téléphone, en même temps que ma mère.
Lui, il l’a dit à BasketNews, sans attendre vingt-cinq ans. Et il a joué quand même : dix-sept points, cinq rebonds, quatre passes, victoire cent et un à quatre-vingt-neuf. Steve Kerr prévoit de le titulariser dès le début de la saison. Le 21 octobre, ouverture à la Crypto.com Arena, contre les mêmes Lakers.
Ma mère a réfléchi. Elle a demandé si, le 21, il saurait déjà sur qui il défend. J’ai dit que je ne savais pas. Que ça, on le lui dira peut-être sur son téléphone, encore.
Elle a dit : un garçon qui avoue qu’il a eu peur, il a écouté le coach. Les autres font semblant et n’écoutent rien. Elle a dit : tu vois. J’ai vu. Les fundamentals, c’est ça aussi.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






